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lundi 31 mars 2014

Élections municipales : Moudenc succède à Cohen.

Conformément aux résultats du premier tour, lors duquel Jean-Luc Moudenc avait largement devancé son adversaire, la liste communautaire Cohen-Sztulman, menée par le maire PS sortant, a été battu par la liste UMP-UDI de Moudenc.

Jean-Luc Moudenc et Pierre Cohen

Ici comme ailleurs, PS et UMP, qui ne sont que les deux faces d'une même pièce, celle qui nous est dédaigneusement lancée par le système, se partagent une nouvelle fois tous les pouvoirs, pour le grand malheur de la population qui ne semble toutefois pas s'en rendre compte. Car entre Cohen et Moudenc, entre le PS et l’UMP, c’est un peu kippa blanche et blanche kippa. Loin de nous l'idée que cela eût pu être différent avec le Front national de M. Laroze, ni bien-sûr avec des partis ouvertement xénophiles et anti-français tels ceux présentés par l'extrême-gauche, eux-aussi cautionnant et étant cautionnés par le système en place. Pour toutes les villes n'ayant pas la chance de compter parmi ses candidatures des listes véritablement nationalistes et antisystèmes comme celle conduite à Vénissieux par nos amis Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac, le mieux était encore de s'abstenir pour ne pas donner d'avantage de crédit à cette inutile fumisterie grotesque. Nous le savons que trop bien : ce n’est pas des urnes que notre salut viendra.

La déroute nationale du parti socialiste principale raison de la défaite de Cohen.

 

Ce retour de Moudenc au Capitole se fait de manière ostensiblement colorée, à croire que son seul objectif de campagne était de rassembler sous son nom plus d'étrangers que ne pourrait jamais en avoir son compère et rival Cohen. Entre-autres nous trouvions sur sa liste Mme Katzenmayer, Mme Belkacem, M. Djilalli Lahiani, M. Trautmann, Mme Ngbanda-Otto, M. Avid Zonabend, M. Samir Hajije, Mme Souad Cherif, ou encore Mme Aminna Abdoulah. Avec son charisme proche du néant le plus effroyable, il est évident que M. Moudenc ne doit sa mince victoire qu'au climat national actuel, politiquement marqué par une fronde anti-gouvernementale, et non à son programme, dont le flou ne parvient à masquer ni le vide ni la démesure burlesque de certaines idées. Car entre ses propositions de grands travaux qui s’annoncent déjà aussi contraignants que dispensables (l'on parle d'une nouvelle ligne de métro ainsi que de la création d'un nouveau périphérique) et son souhait de ne cependant pas toucher au travail de son prédécesseur, l’on se demande s’il a réellement un projet concret et s’il s’attendait à récupérer si rapidement le fauteuil laissé à Cohen il y a six ans.

Au niveau des nouveautés, le maire a également annoncé son intention de couvrir le centre-ville de caméras de vidéosurveillance, mais ne nous y trompons pas, loin d'endiguer la criminalité gangrenant les quartiers occupés des banlieues nord et sud de Toulouse et permettre une lutte efficace contre l'insécurité (objectif avoué du nouveau maire) cela aura pour unique conséquence de réduire d'avantage les libertés individuelles, en tentant de pousser toujours plus en avant la surveillance électronique moderne et faciliter ainsi les opérations de fichage et de contrôle de la population, dans une ville pourtant déjà largement couverte de caméras (plusieurs militants de Toulouse nationaliste en ayant d'ailleurs fait les frais, étant arrêtés pour des raisons bien souvent futiles - ou tout simplement mensongères - après avoir été identifiés sur des bandes vidéos de la ville lors de rassemblements). Pour avoir un petit aperçu de ce qu'il nous attend il n'y a qu'à regarder le nombre, dépassant toute commune mesure, d'appareils de vidéosurveillance installés dans la station de métro Jean Jaurès ainsi que sur l'ensemble du réseau Tisséo dont M. Moudenc est le président. Une fois encore nous savons bien vers qui sera dirigée la plus dure des répressions car, comme Cohen avant lui, Moudenc sera bien trop heureux d'obéir prestement aux ordres de ses maîtres véritables. Une politique policière hautement répressive pour le petit peuple et pourtant totalement inefficace, instaurée par son mentor l’étranger Sarközy et depuis poursuivie avec le plus grand zèle - notamment contre les nationalistes, et l'Œuvre française en particulier - par l'espagnol éternellement lié à l'entité juive occupant la Palestine, M. Valls. Voilà ce que Moudenc souhaite pour notre ville. Qu'elle se rassure, avec Moudenc Ben Moudenc la délinquance afro-maghrébine a encore de belles années devant elle !

Cohen déçu de lâcher son trésor !

 

Peu de temps après l'annonce des résultats officiels, le maire déchu s'est dit déçu de devoir confier son trésor à un autre : "Je suis déçu, déçu de lui laisser cette pépite." 

Le réveil doit être ce matin difficile pour ce pauvre Cohen et certains de ses amis. Monsieur Cohen qui fut, durant son mandat, le véritable mécène de l'extrême-gauche subversive toulousaine, arrosant copieusement celle-ci à coups de subventions publiques diverses et cela avec la plus stricte régularité. Des pseudo-anarchistes de la CNT aux sidaïques d'Act-Up, ce sont des sommes faramineuses qui furent ainsi généreusement offertes avec l'argent des toulousains à ces faux rebelles embourgeoisés et vrais chiens de garde du système (nous parlons tout de même de plusieurs dizaines de milliers d'euros!) Sur ce dernier point, il est à espérer que Ben Moudenc ne se montrera pas aussi généreux que son prédécesseur, lui qui s'est récemment vu huer et insulter par les racailles d'extrême-gauche lors d'une manifestation organisée par ceux-ci contre le racisme et l‘antisémitisme, puis traiter d'homophobe quelques jours plus tard lors d'une action d'Act-Up Sud-ouest contre son local de campagne.

Si l’affaiblissement national de la gauche est incontestablement à prendre en compte comme reflétant l’ampleur du mécontentement actuel des français, d’un point de vue local, malgré ce changement d'équipe dans les bureaux du Capitole, en tant que nationalistes, nous ne nous faisons guère d'illusions quant au futur de notre ville. Une ville qui ressemble de plus en plus aux égouts de Brazzaville - bien que l'on y soit certainement moins en sécurité et que l'odeur y est parfois plus âpre.