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dimanche 17 janvier 2016

Manifeste en XXV points du Parti Nationaliste Français - P.N.F.

À l'occasion du lancement de son site internet, le Parti Nationaliste Français - P.N.F. publie son manifeste en XXV points permanents et intangibles, délibérés lors de son VIIème Congrès qui s'est tenu à Paris les 30 octobre et 1er novembre 2015 :




Manifeste nationaliste :

les XXV points du Parti Nationaliste Français :

Le monde physique a des lois. La nature humaine a les siennes qui ne s’inventent pas, mais qui se découvrent. La connaissance de l’histoire, expérience en acte et expression de ce processus de découverte, sert à préserver les peuples des faux aiguillages. Les vérités premières et les positions politiques qui en découlent ne dépendent pas du contexte psychologique ou économique qui change d’une période à une autre. Ces vérités tiennent leur origine dans la nature humaine et des obligations immuables de la vie en société.

Si les circonstances changent, ces vérités premières demeurent seules capables d’apporter la meilleure solution aux interrogations qui se posent à différentes époques, dans des situations nouvelles. La nécessité de l’autorité, la primauté du travail, le respect de la famille, l’indépendance de la patrie, dans la reconnaissance des différences d’origine et de pensée, voilà l’essentiel des idées politiques vraies, sur lesquelles il est possible de conduire une action politique féconde.

La pensée nationaliste est issue de la connaissance de ces vérités premières. Le nationalisme n’est pas une idéologie, mais une doctrine : elle dérive de l’observation, toute expérimentale, de ce que chaque personne humaine ne peut trouver son ampleur, sa force, son épanouissement que dans le groupe dont il est issu.

Le nationalisme est la condition nécessaire pour maintenir la conscience d’un peuple en éveil sur sa propre réalité. Le nationalisme est l’expression consciente et structurée de l’âme de la nation, jaillissant des tréfonds de son être ; par les actions qu’il inspire et suscite, le nationalisme est la manifestation de la volonté de vie qui brûle en son sein.

Loin d’être une expression de haine, le nationalisme est une expression d’amour : celui de son pays, de sa patrie. En ce sens, il ne peut que comprendre que le même sentiment soit légitimement éprouvé par les membres des autres peuples dont ils sont les héritiers et les usufruitiers. Et, de même qu’il existe un grand nombre de nations, il existe autant de nationalismes se rapportant à chaque nation. Le nationalisme, c’est l’acceptation d’un déterminisme : le fait d’être né au sein de telle nation, avec tels parents, à telle époque.

L’âme de cette nation se manifeste dans la tradition qui est, en quelque sorte, le code génétique de l’organisme national : parler de tradition veut dire transmission par un organisme vivant, en évolution constante, d’un legs moral, spirituel, culturel, civilisationnel qui, de génération en génération ne laisse pas de se modifier, de s’enrichir d’éléments nouveaux tout en restant identique à soi-même.

Le nationalisme est l’expression politique, conséquente et nécessaire du patriotisme. « L’Etat, c’est la souveraineté. La patrie, c’est le sol. La nation, c’est l’histoire. Le peuple, c’est le corps national. Partant de là, il n’y a que le nationalisme qui puisse redonner à la France sa véritable image, puisque partout ailleurs, il n’y a aucun message, aucune forme qui se dessine et qui soit une forme d’avenir.

En tant que doctrine d’action, le nationalisme est l’expression de toutes les forces d’une nation qui s’opposent à sa mort et à sa destruction. C’est avant tout une méthode d’analyse des problèmes qui se posent à la vie de la nation et de leur résolution par rapport à celle-ci.

Englobant l’ensemble des aspects et des composantes de la nation, le nationalisme ne peut accepter sa division artificielle et destructrice provoquée par le système démocratique en droite et gauche. La nation, en tant qu’organisme vivant, est constituée de cellules vivantes dont la première d’entre elles est la famille, d’organes sociologiques que sont les corps intermédiaires territoriaux, sociaux, économiques, culturels. Par suite, tout en posant le principe intangible de souveraineté sans laquelle aucune nation – de même qu’aucune entité vivante – ne peut être responsable et maîtresse de son destin, le nationalisme pense la société non pas comme un agrégat d’individualités isolées les unes des autres, comme des monades autonomes, mais comme un ensemble organique articulé selon le principe de suppléance (appelé encore principe de subsidiarité) propre à toute société tel que le dégage l’anthropologie. Par conséquent, mu par le souci constant de l’union et non de la division, le nationalisme engendre nécessairement le socialisme, le socialisme étant l’amélioration matérielle et morale de la classe la plus nombreuse et la plus pauvre.

Par conséquent, dans le contexte d’une dynamique permanente de lutte entre les peuples sanctionnée par l’inévitable subordination du faible au fort, le nationalisme est la défense et la promotion de l’héritage moral intellectuel religieux de la nation déjà constituée, communauté de destin dans l’universel.

Le nationalisme est la doctrine qui, en tous temps a guidé la politique des hommes d’Etat chargés de la conduite des affaires de leur pays doué d’une âme et d’une personnalité unique enracinées dans un territoire et dans l’histoire. Le nationalisme français est l’actualisation de la ligne politique qui guidait les rois de France, tels Philippe Auguste, Saint Louis, leurs successeurs et leurs ministres tel Richelieu.

Dans les circonstances actuelles, le nationalisme est l’idéal révolutionnaire qui seul peut embraser les âmes et fortifier les cœurs. Il est l’énergie vitale qui rendra possible la révolution nationale nécessaire au rétablissement de la France et au maintien vigoureux de notre grande civilisation européenne.

En conséquence, les nationalistes du P.N.F. réunis lors de leur VIIème Congrès tenu à Paris le 30 octobre et le 1er novembre 2015, affirment adhérer aux 25 points suivants, qui sont permanents et intangibles.

Lire les XXV points : Manifeste nationaliste du P.N.F.